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30.03.2007
Augmenter les petites retraites en réformant les régimes sociaux
On appelle « régimes spéciaux de retraite » principalement les régimes de retraite des salariés des industries électriques et gazières (IEG, essentiellement EDF et GDF), de la SNCF, de la RATP et de la Banque de France, ainsi que ceux des marins (ENIM) et des mineurs. Sont exclus de cette catégorie les régimes agricoles et les régimes de fonctionnaires. Les régimes spéciaux de retraite comptent environ 500 000 cotisants et 1,1 M de pensionnés. Les régimes des mineurs et des marins répondent quant à eux à des situations professionnelles particulières (conditions difficiles) qu'il serait injuste de remettre en cause
1 - Les régimes spéciaux n'ont pas encore été réformés.
En 1993, la réforme Balladur des retraites a exclu de son champ d'application les fonctionnaires et les régimes spéciaux. En 2003, la réforme Fillon a été appliquée aux fonctionnaires, mais elle a encore exclu les régimes spéciaux. Il n'y a aucune raison que les régimes spéciaux de retraite ne soient pas eux aussi concernés par une réforme des régimes de retraite, qui a désormais touché les salariés du secteur privé et les fonctionnaires.
2 - Les régimes spéciaux posent d'importants problèmes en termes d'équité.
Les règles de retraite des régimes spéciaux sont souvent plus avantageuses que celle du régime général : l'âge de départ en retraite est souvent plus bas : 50 à 55 ans à la SNCF, 50 à 60 ans à la RATP, 55 à 60 ans à EDF-GDF ; la durée de cotisation est restée à 37,5 ans alors que les salariés du privé et les fonctionnaires doivent cotiser 40 ans ; il n'y a pas d'application du mécanisme d'augmentation de la durée de cotisation prévue par la réforme Fillon, ce qui signifie que les salariés des régimes spéciaux ne participent pas à l'effort collectif de maîtrise du déficit global de l'assurance vieillesse. En combinant ces avantages et quelques autres encore, la durée de retraite est beaucoup plus longue dans les régimes spéciaux que dans le régime général (6-7 ans de plus).
Les avantages de retraite des régimes spéciaux par rapport au régime général (par exemple la durée de cotisation plus faible) sont nommés « droits spécifiques » et sont mis souvent à la charge de l'Etat. C'est le cas notamment des régimes de la RATP et de la SNCF, qui reçoivent des subventions d'équilibre de la part du budget de l'Etat. Ces «droits spécifiques» coûteront à l'Etat et donc aux contribuables environ 5 milliards d'euros en 2007.
3 - En 2008, les régimes spéciaux de retraite devront donc être réformés :
Parce que, pour la plupart des régimes, en 2050, il y aura plus de retraités que de cotisants (SNCF, RATP et les IEG). Ces déséquilibres financiers vont représenter 5,7 Mds d'euros en 2050 pour les régimes SNCF, RATP et IEG (euros constants de 2003). Au regard de l'ensemble des besoins de financement du système de retraites, les enjeux ne sont certes pas très élevés (de l'ordre de 5% des besoins de financement), mais sont néanmoins réels.
Pour Nicolas Sarkozy, il s'agit d'une question élémentaire d'équité. Le devoir de la France est d'engager cette réforme pour trouver les marges de manoeuvre nécessaires pour revaloriser les petites retraites.
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29.03.2007
Nicolas Sarkozy répond aux questions des femmes
Nicolas Sarkozy a répondu récemment aux lectrices de « Femme Actuelle » Il précise ses engagements afin de favoriser l'indépendance des femmes dans notre société.
Le scandale des écarts des salaires entre hommes et femmes :
« Le principe de l'égalité est un principe sacré. C'est vrai qu'aujourd'hui en moyenne un homme gagne 15% de plus qu'une femme. Je veux organiser des l'été 2007, une conférence sociale réunissant le patronat et les syndicats de salariés. Les entreprises où il y a des inégalités auront deux ans pour régulariser la situation. Celles qui ne le feront pas auront affaire à l'inspection du travail. »
L'Etat n'a pas les moyens d'un salaire pour la mère au foyer mais ... :
Il est possible d'améliorer la situation des mères au foyer. Nicolas Sarkozy propose que ces femmes aient droit à une protection sociale autonome et que les années passées à élever leurs enfants ouvrent pour elles des droits à la retraite.
Un engagement solide pour augmenter le pouvoir d'achat :
Les gens sont pris en tenaille entre la hausse des prix et des salaires qui n'augmentent pas à cause des 35 heures. Nicolas Sarkozy propose de permettre à chacun de travailler plus pour gagner davantage : « Pour celui qui gagne 1 300 euros, travailler cinquante minute de plus par jour lui permettra d'augmenter son pouvoir d'achat de 220 Euros ». Il propose aussi de racheter les RTT. Tout cela étant exonéré de charges fiscales et sociales.
Supprimer la carte scolaire pour donner plus d'autonomie aux établissements :
La carte scolaire qui n'existe pas dans l'enseignement privé est devenue un élément de ségrégation social. Nicolas Sarkozy propose l'autonomie des établissements scolaires à hauteur de 25% de leur budget. L'évaluation de chaque établissement sera instituée afin de vérifier la réalité des résultats obtenus par les équipes enseignantes. Nicolas Sarkozy souhaite imposer aux établissements scolaires une mixité réelle en contrepartie les parents seront libres de choisir l'école de leurs enfants.
Favoriser l'accession à la propriété pour toutes les familles :
Pour faciliter l'accession à la propriété, Nicolas Sarkozy propose que l'on puisse déduire les intérêts d'emprunt de ses impôts. Il propose que l'Etat apporte sa caution pour les emprunts destinées à acheter un logement. Nicolas Sarkozy propose enfin de supprimer les droits de succession pour 95% des foyers.
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28.03.2007
Analyse des principales propositions économiques et sociales du candidat centriste
Promesses mirifiques sur les petites retraites ...
Le président de l'UDF a promis de porter les petites retraites et le minimum vieillesse à 90% du SMIC, ce qui représente un coût de l'ordre de 10 milliards d'euros pour la collectivité. Où et comment le candidat centriste trouvera-t-il les ressources nécessaires tout en réduisant les déficits et la dette ? : Mystère ... Lorsque Nicolas SARKOZY promet de revaloriser les petites retraites, il est le seul à dire comment il fait : grâce à la réforme des régimes spéciaux.
Réduction de l'endettement : des incantations sans mode d'emploi
Le candidat centriste a fait de la réduction de l'endettement le principal cheval de bataille de son combat politique. Il ne dit rien ou presque sur la manière dont il s'y prendra. Contrairement à Nicolas Sarkozy qui s'est prononcé, bien avant le candidat UDF, en faveur de l'Inscription dans notre Constitution de l'interdiction de présenter des budgets en déficit, le candidat centriste ne semble pas prêt par exemple à assumer l'objectif d'une réduction des effectifs de la fonction publique, alors que les dépenses de personnel représentent aujourd'hui près de la moitié du budget de l'Etat.
Fiscalité : une hausse déguisée !
Pour le candidat centriste, les Français ne paient pas trop d'impôts, le travail n'est pas trop taxé et les entreprises ne sont pas handicapées dans la concurrence internationale. Au contraire, l'ancien ministre de l'éducation pense que l'impôt sur le revenu n'est pas assez lourd pour ceux qui le payent : il veut plafonner les « niches fiscales ». Mais qu'est-ce que c'est que les niches fiscales ? Par exemple, l'abattement de 10% sur les pensions et les retraites, c'est une niche fiscale, comme la prime pour l'emploi ou l'exonération d'impôt sur le revenu pour l'allocation adulte handicapé ou les pensions d'orphelins, sans parler des aides à l'investissement dans le logement locatif ou les mesures qui incitent à investir en Outre-Mer ...
Tout sur les droits, rien sur les devoirs !
Une partie de nos concitoyens a été abandonnée dans un profond état d'assistanat. Il est criminel de faire comme si cette situation n'existait pas. Bien sûr, il faut revaloriser le travail et que, pour chacun, reprendre un emploi rapporte davantage que l'inactivité : tout le monde est d'accord, le candidat centriste aussi. Mais il faut aussi avoir le courage de poser le principe que le RMI sera versé demain avec une contrepartie pour le bénéficiaire ; les droits des chômeurs seront respectés, mais il aura aussi des devoirs, notamment celui de ne pas refuser plus de 2 emplois correspondant à ses compétences. Sur ce sujet, le candidat centriste est muet
Lorsque Nicolas SARKOZY annonce une réduction forte des prélèvements en même temps qu'un assainissement financier, c'est parce qu'il sait pouvoir agir contre la dépense publique inutile ou inefficace. Selon le candidat centriste, baisser le taux de prélèvements obligatoires de 4 points en 10 ans en France est impossible, Margaret THATCHER n'ayant jamais réussi ! Nos références sont différentes : la Suède par exemple a ramené son taux de prélèvements de 53% à 48% entre 1990 et 1995.
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27.03.2007
Une révolution écologique
Les engagements de Nicolas Sarkozy en faveur de l'environnement sont nombreux et détaillés, notamment en matière de transport et de développement durable :
Développer les transports non polluants :
« S'agissant des transports, nous devons être particulièrement ambitieux pour relever les défis qui se posent à nous, concilier à la fois la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre sans pénaliser la croissance et l'emploi ... »
Nous devons également :
encourager les Français à moins utiliser leur voiture individuelle en développant des transports en commun rapides, confortables, sûrs, circulant sur une large amplitude horaire, en incitant au covoiturage
développer la création d'une pastille bleue ouvrant droit, pour les véhicules propres, au stationnement urbain gratuit, à des réductions aux péages, à des files réservées et tout autres avantages qui donneront un avantage comparatif à ce type de véhicules.
développer le recours à des véhicules utilisant les biocarburants par des incitations fiscales
développer le fret ferroviaire pour les transports longs ainsi que le ferroutage, les canaux et les autoroutes de mer
Mettre l'écologie au coeur des décisions publiques :
Création d'un conseil stratégique du développement durable et de la lutte contre le changement climatique auprès du Président de la République,
Création d'un grand ministère du développement durable,
Création d'un comité environnemental d'éthique pour éclairer les Français de manière transparente et scientifiquement incontestable.
Conforter l'énergie nucléaire :
Si les centrales nucléaires devaient être remplacées par des centrales au gaz, cela augmenterait nos émissions de gaz à effet de serre de 25%.
C'est grâce à l'énergie nucléaire que la France émet 21% de moins de gaz à effet de serre que la moyenne mondiale.
Nous devons maintenir et renouveler notre parc nucléaire tout en permettant à nos concitoyens le droit d'accéder à tous les documents d'information utiles aux risques nucléaires et aux méthodes utilisées en France pour les prévenir.
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26.03.2007
Les deux emplois sans charges du candidat centriste
Une fausse bonne idée
Une mesure qui existe déjà sans restriction pour les salaires avoisinant le Smic Les salaires versés inférieurs à 1,6 fois le SMIC ouvrent déjà droit à un allègement des cotisations patronales de sécurité sociale (maladie, maternité, invalidité, vieillesse, décès, accident du travail et allocations familiales). Cette possibilité est accessible à toutes les entreprises sans condition liée à la durée du travail et sans formalités.
L'employeur bénéficie d'une exonération des cotisations patronales au niveau du Smic, puis d'un allègement dégressif jusqu'à 1,6 Smic (environ 1.600 € nets).
Le ciblage de l'actuel dispositif d'allègements de charges sur les bas salaires lui assure une certaine efficacité : la population concernée, souvent faiblement qualifiée, est celle qui est la plus menacée par le chômage.
Une mesure qui aurait un coût important pour une efficacité proche de zéro
L'institut de l'entreprise chiffre le coût de cette mesure à 8 milliards d'euros. Il s'agit sans doute d'un chiffre sous-évalué car elle risque de porter essentiellement, comme on va le voir, sur les plus gros salaires.
Le candidat centriste veut appliquer sa mesure d'exonération à toutes les entreprises et surtout à tous les types d'emplois, y compris les mieux rémunérés. Ainsi, l'entrepreneur avisé aurait tout intérêt à embaucher rapidement deux cadres surdiplômés, qui lui coûteraient cher en cotisations sociales.
En effet, la mesure en question ne change rien pour l'embauche d'un salarié au niveau du Smic, déjà exonéré de charges patronales aujourd'hui. Elle donne en revanche toute sa mesure quand il s'agit de recruter un collaborateur très bien rémunéré, donc a priori déjà bien inséré dans le monde du travail. A titre d'exemple, un cadre payé 6.000 € bruts tous les mois permet une économie pour l'entreprise par rapport à aujourd'hui d'environ 1.500 € en charges patronales tous les mois, soit près de 18.000 € par an.
C'est autant que le budget de l'Etat devra supporter à leur place, alors même que ces emplois auraient été créés de toute façon.
Pour quelqu'un qui veut faire de la lutte contre les gaspillages et de la réduction de la dette publique une priorité, voila une disposition bien singulière !
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23.03.2007
10 bonnes raisons de voter Nicolas Sarkozy
A un mois du premier tour, votre mobilisation est essentielle, voici les 10 raisons de voter et de faire voter pour Nicolas Sarkozy.
Offrir la possibilité de travailler plus pour gagner davantage, parce qu'il ne sert à rien d'avoir plus de temps libre quand on n'arrive plus à boucler ses fins de mois.
Faire plus pour ceux qui ont moins, qu'ils vivent dans une zone rurale enclavée, dans une banlieue défavorisée ou dans un bassin d'emploi sinistré, sans pour autant dédouaner de sa part d'effort.
Pouvoir transmettre à ses enfants sans aucun droit de succession le patrimoine constitué tout au long d'une vie de travail.
Augmenter le budget de l'enseignement supérieur de 50% en cinq ans et l'effort de recherche de 40% car il est essentiel que la France tienne son rang sur la scène internationale dans ce domaine.
Développer un nouveau service public de l'emploi pour mieux accompagner la recherche d'emploi : la création d'une assurance « salaire et retour à l'emploi » s'accompagnera d'une réforme de la formation professionnelle. En outre, un revenu d'assistance doit être toujours assorti d'une activité d'intérêt général de sorte que chacun donne un peu en contrepartie de ce qu'il reçoit.
Instaurer un véritable droit au logement (au bout de cinq à dix ans), le droit à l'hébergement, le droit de scolariser son enfant handicapé, le droit à une solution de garde pour chaque enfant de moins de trois ans et le droit à la prise en charge de la dépendance doivent devenir opposables devant les tribunaux pour qu'ils soient respectés.
Mettre en place des internats de réussite éducative et des classes de 15 élèves dans les quartiers défavorisées, et investir dans le développement et la diversification des modes de garde des enfants le soir, notamment en développant les études surveillées sur la base du volontariat pour mettre fin aux « orphelins de 16 heures ».
Assouplir la carte scolaire afin de garantir la liberté du choix de l'établissement.
Faire face à l'urgence écologique, et pour cela taxer les pollutions plutôt que le travail en basculant sur une fiscalité écologique une partie des charges qui pèsent sur le travail.
Instaurer des peines planchers : les multirécidivistes doivent être certains en arrivant devant le tribunal qu'ils auront une peine incompressible. Pour un mineur récidiviste entre 16 et 18 ans, l'excuse de minorité doit être automatiquement supprimée : il doit être condamné comme s'il était un majeur.
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22.03.2007
Santé : restaurer la confiance
Le constat :
Notre système de santé possède des points forts : « la liberté de choix du patient, la couverture de l'ensemble de la population et la qualité globalement exceptionnelle du système de soins qui nous place toujours en tête des classements de l'OMS.
Au titre des points faibles, une politique de santé trop longtemps perçue comme une politique de financement de l'assurance-maladie, ce qui nous a amenés à négliger la prévention et la recherche, l'épuisement des professionnels et l'existence de certaines inégalités dans l'accès au système de soins ».
Les priorités de Nicolas Sarkozy seront donc :
« de restaurer la confiance de chacun dans le système de santé, en particulier des professionnels.
de dépenser mieux et créer les recettes nécessaires au financement des dépenses. Il faut d'abord s'attaquer aux abus, aux fraudes et aux gaspillages.
une plus forte politique de prévention, car elle est porteuse d'économies sur le long terme. »
Pour l'hôpital, Nicolas Sarkozy pose par avance plusieurs principes :
d'une part, l'autonomie de l'hôpital et sa souplesse d'organisation
d'autre part, la garantie du service public.
Pour le problème de la démographie médicale, Nicolas Sarkozy propose « le desserrement du numerus clausus et son maintien à 7 000 au cours des prochaines années » ce qui permettra « au moins de ne pas accentuer les tensions.»
Pour l'égalité d'accès aux soins qui est « menacée par le manque de couverture complémentaire, l'inégale répartition des professionnels et des équipements sur le territoire, les inégalités entre établissements hospitaliers » Nicolas Sarkozy « propose de renforcer l'aide à l'acquisition d'une complémentaire et d'améliorer les remboursements des soins dentaires et optiques ».
Enfin, « la nature de la prise en charge de la dépendance dépasse largement celle de la maladie ou de la vieillesse ». Nicolas Sarkozy « propose donc de créer une cinquième branche de la sécurité sociale qui prendrait en charge la dépendance et permettrait de financer les adaptations nécessaires ».
(Propos issus de l'interview de Nicolas Sarkozy au journal Hôpitaux Magazine, daté d'avril 2007)
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21.03.2007
Une vérité qui dérange
Éric Besson a adhéré au Parti socialiste en 1993. Il est député de la Drôme et maire de Donzère. Jusqu'au 14 février, il occupait des fonctions de direction au PS. Objet d'attaques personnelles insidieuses suite à sa démission, il vient de publier un livre (Qui connait Madame Royal ? éditions Grasset, entretien avec Claude Askolovitch) pour rétablir la vérité.
« Pourtant jusqu'à ma démission, j'ai été un artisan loyal de sa campagne, je me forçais à avancer en dépit de ce que je constatais, j'ai vu la brutalité, j'ai vu l'impréparation. La désinvolture. J'ai vu la démagogie. »
L'élu socialiste évoque longuement son amitié avec François Hollande et François Rebsamen qui lui ont confiés le travail stratégique de secrétaire national du PS à l'économie.
« C'était énormément de travail, le mien et celui de dizaines d'experts bénévoles (...). Mais j'ai compris que ce travail ne servirait à rien (...) Avec l'aventure Royal, on est entré dans le royaume de l'improvisation, de l'amateurisme et de l'apparence (...). Mon boulot, et celui de tout le PS, ce n'était plus de construire, mais de cacher cette réalité. »
Éric Besson décrypte la méthode de la présidente de la région Poitou-Charentes et donne dans son ouvrage de très nombreux exemples à propos des errements et des méthodes de la candidate du PS sur l'encadrement militaire des délinquants, le service civique, la stratégie nucléaire, etc.
« Elle joue de sa victimisation, elle instrumentalise le féminisme, les souffrances des femmes et celles des exclus pour asseoir son pouvoir. Elle promeut une démocratie participative qui n'est que mascarade. Seule sa propre gloire la motive. Elle use et abuse de démagogie (...) Seule sa propre gloire la motive (...). Finalement, avec Ségolène, nous avons une candidate qui dit à chacun ce qu'il veut entendre. »
Profondément blessé dans son engagement d'homme de gauche et mortifié par ce qu'il a vécu dans les coulisses du PS, Éric Besson évoque aussi Nicolas Sarkozy.
« Je suis intéressé, je n'ose pas dire attiré par l'énergie qu'il dégage, il a une énergie vitale énorme et une culture de l'action qui m'impressionnent et m'attirent. »
Ayant pris la décision de ne plus subir ce qu'il qualifie de « poujadisme de gauche » Éric Besson a annoncé qu'il ne se représenterait pas aux élections législatives. Le député socialiste conclut :
« Je pense en conscience que Ségolène Royal ne doit pas devenir présidente de la République. Je ne le souhaite pas pour mon pays. Je le redoute pour mes enfants (...). La France ne peut s'offrir le luxe de cinq ans d'errements et d'immobilisme. Elle ne s'en remettrait pas."
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20.03.2007
Les effets positifs du programme économique de Nicolas Sarkozy démontrés par un institut d'analyse économique indépendant
L'Institut d'analyse économique Rexecode, premier centre français d'analyse et de prévisions macroéconomiques indépendant des pouvoirs publics, a rendu public son analyse des programmes économiques de Nicolas Sarkozy et de deux autres candidats en tête dans les sondages. Ses conclusions sont sans appel.
Le programme économique du candidat centriste aboutirait une destruction de 60 000 emplois.
La réduction des allègements de charge sociale entraînerait en effet la destruction de 200 à 250 000 emplois, soit nettement plus que les emplois créés par les autres mesures proposées par le député UDF, en particulier l'absence de charges pour deux emplois nouveaux. D'après Rexecode, « au total, l'effet sur l'emploi et sur la croissance serait négatif ».
Les conclusions sur le programme de la candidate socialiste sont encore plus sévères. Le SMIC à 1 500 euros détruirait 50 000 emplois, la suppression du CNE 30 000 et l'effet à moyen terme des emplois tremplin serait négatif. Au total, 150 000 emplois seraient détruits et la croissance du PIB serait réduite de 0,9 point en cas d'application du programme de la candidate du PS.
L'effet positif du programme de Nicolas Sarkozy est démontré par les calculs de l'Institut. La croissance du PIB sera supérieure à son niveau actuel dans une fourchette comprise entre 1 et 1,3 point du PIB et 160 à 200 000 emplois seront créés.
Même si l'on peut regretter que Rexecode n'ait pas chiffré l'impact positif de la réforme de l'enseignement supérieur et de la recherche, de la mise en place du contrat de travail unique ou de la réforme du service public de l'emploi inscrites au programme de Nicolas Sarkozy, ces résultats soulignent la cohérence et la pertinence de nos propositions, qui sont les seules à apporter les bonnes réponses aux problèmes de l'économie française, à la stagnation du pouvoir d'achat des Français, à la persistance d'un chômage élevé et à la dégradation de nos finances publiques.
C'est pour cette raison qu'Olivier Blanchard, l'un des économistes français les plus réputés au monde, Professeur au MIT, a annoncé récemment sur le blog http://www.telos-eu.com « qu'il soutiendrait Nicolas Sarkozy », car « il a mieux identifié les problèmes de la France, et a une idée plus claire des solutions et des stratégies à suivre. Il me parait plus à même d'améliorer le sort des jeunes, de diminuer le chômage, d'engager une vraie reforme de l'université ».
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19.03.2007
Redonner foi en l'avenir
Devant 12 000 jeunes réunis au Zénith à Paris ce dimanche, Nicolas Sarkozy s'est adressé à la jeunesse de France Il a parlé d'amour et de fraternité.
« Au-delà de la droite et de la gauche, au-delà des partis, au-delà des croyances, il y a quelque chose de plus grand qui s'appelle la France.
Je veux rendre à chaque jeune Français la fierté d'être Français. Cette fierté, je veux que nous l'offrions en partage à tous ceux qui veulent devenir Français, au lieu de les accueillir dans une France qui croirait si peu dans ses valeurs qu'elle ne se donnerait même plus la peine de les défendre.
Président de la République je veux rassembler tous les Français et leur dire que j'honorerai tous ceux qui ont fait la grandeur de la France, sans me préoccuper de la couleur de leur peau, de leur appartenance politique, de leurs origines sociales.
Je rêve qu'un jour tous les enfants dont les familles sont françaises depuis des générations, tous les enfants de rapatriés et de harkis, tous les enfants d'immigrés, tous les petits-enfants d'Italiens, de Polonais et de Républicains espagnols, tous les enfants catholiques, protestants, juifs ou musulmans puissent s'asseoir ensemble à la table de la fraternité.
Je rêve que vous viviez dans une France où personne ne soit jugé sur la couleur de sa peau ou sur sa religion ou sur l'adresse de son quartier, mais sur la nature de son caractère.
Je rêve d'une France où chacun trouve sa place, où les professeurs n'aient plus peur de leurs élèves, où les adultes n'aient plus peur des jeunes, où les jeunes n'aient plus peur de devenir adultes, où les parents n'aient plus peur que leurs enfants vivent moins bien qu'eux, où l'ouvrier ne vive plus dans la hantise des délocalisations, où la différence ne soit plus vécue comme un danger mais comme une richesse, où l'avenir ne soit plus une menace mais une promesse.
La fraternité, c'est l'égalité des chances, c'est tout faire pour que chacun puisse développer ses talents, puisse essayer de réaliser ses ambitions, de réaliser ses rêves. Si je suis élu, je mettrai en oeuvre une politique de discrimination positive à la française, fondée non pas sur des critères ethniques qui nourriraient le communautarisme, mais sur des critères économiques et sociaux, parce que l'égalité républicaine ce n'est pas traiter également des situations inégales mais de donner plus à ceux qui ont moins, de compenser les handicaps. »
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