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Les supporters de Nicolas Sarkozy
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20.02.2007

Ségolène Royal, la candidate qui dit OUI à tout le monde

medium_segolene_royal_la_candidate_qui_dit_oui_a_tout_le_monde_large.3.jpg    La candidate socialiste veut satisfaire tout le monde sans mécontenter personne. Son comportement lors de l’émission de TF1 hier soir était frappant. Elle a dit OUI à tout le monde et à toutes les revendications. Au cours de l’émission, elle a déclaré à plusieurs reprises : « vous avez raison », y compris aux affirmations les plus extravagantes comme celles relatives aux faucheurs d’OGM ou au rétablissement des droits de douane. La candidate socialiste est vraiment dans une logique de satisfaire tout le monde. Une logique catégorielle qui contraste véritablement avec celle empruntée par Nicolas Sarkozy. La logique de Ségolène Royal diffère radicalement du projet de société que propose Nicolas Sarkozy. Le candidat de l’UMP est adepte de tout dire avant. Là où Ségolène Royal reste dans le flou, Nicolas Sarkozy entre dans le détail de ses propositions, expose sa méthode pour les mettre en œuvre et définit un calendrier.

Le programme de Madame Royal, une ode à l’assistanat


    A force de promettre à tout le monde, la candidate socialiste s’est enfermée dans un certain nombre de contradictions fortes. Premier exemple : les retraites. D’un côté, elle explique qu’elle ne veut promettre que ce qu’elle peut tenir ; de l’autre elle annonce qu’elle va revaloriser les petites retraites de 5% tout de suite, puis promet de les augmenter chaque année pour atteindre à la fin de la législature le niveau du SMIC ; tout cela sans modifier, ni réformer le mode de financement des retraites. Les promesses de Ségolène Royal ne sont décidément pas tenables. Elles laissent sceptiques et dubitatifs tous les pays européens. Deuxième exemple : l’immigration. Elle affirme son opposition à toute régularisation massive. Dans le même temps, elle annonce son intention de régulariser au cas par cas les personnes sans papiers sur la base d’un certain nombre de critères (avoir un enfant scolarisé, travailler sans être déclaré, etc), qui aboutiront de facto à des régularisations massives. Autre exemple : elle revendique haut et fort son aspiration à une société de responsabilités, et non à une société de l’assistanat. Or, tout son programme contient des mesures nouvelles qui sont en faveur de l'assistance, notamment quand elle propose l’instauration d’un RMI Jeunes. Le programme et les idées de Ségolène Royal, c’est le retour des vieilles lunes socialistes, de l’assistance et de l’assistanat …Quant au financement de ses propositions, Ségolène Royal ne répond pas. Ni sur le financement de la protection sociale, ni sur le financement des retraites. La candidate socialiste ne nous dit pas la vérité.

L’intérêt des Français pour la campagne présidentielle


    Depuis le début de cette campagne, on nous expliquait que les Français n'aimaient pas la politique, qu'ils en avaient assez. Emission après émission, on s'aperçoit que les Français s'intéressent à cette campagne présidentielle. Et c'est une bonne nouvelle. Les bonnes audiences de l’émission « J’ai une question à vous poser » sur TF1 confortent l’intérêt que les Français ont pour la politique en général et pour l’élection présidentielle en particulier. Elles témoignent également, et contrairement à ce que l’on a entendu ici ou là, de l’intérêt des Français pour les deux principaux candidats que sont Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal.

 

Conférence de presse des porte-parole
Luc Chatel
Mardi 20 février 2007

20:45 Publié dans Informatif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : segolene, vous, juger, sarkozy, oui, president

Ségolène Royal sur TF1 : du temps de parole, mais toujours pas de réponses

medium_NEWS_2.jpg    Ségolène Royal a manifestement bien du mal à quitter le registre de l’incantation pour se situer sur le terrain des préoccupations concrètes des Français, en leur apportant des réponses claires et précises. Elle préfère souvent esquiver, délayer et botter en touche. Aux questions concernant la santé, les revenus, elle se limite à proposer l’organisation de conférences et d’états généraux qui ne feront que repousser le traitement des problèmes.

    Au-delà de l’accumulation des généralités et des élans compassionnels, la candidate du PS renoue avec les vieux démons de la gauche.

    Elle croit toujours que le travail est un gâteau qui se partage, qu’on peut indéfiniment redistribuer la richesse avant de l’avoir créée, que la méthode Coué suffit à relancer la croissance censée résoudre tous les problèmes de financement posés par la multiplication des dépenses d’assistance et des droits nouveaux. Elle dénonce les ravages de la drogue, mais se contente de proposer d’en accompagner la consommation, ce qui est somme toute en phase avec un parti socialiste qui pendant longtemps a été tenté par sa légalisation. Sous couvert de régularisation au cas par cas des sans-papiers, elle annonce des régularisations massives en indiquant son intention de donner un titre de séjour à tous les travailleurs clandestins. Elle promet d’augmenter les impôts dans un pays qui bat déjà tous les records en la matière. Ses propositions concernant le capital sont la certitude d’une nouvelle dégradation de la compétitivité de notre économie et d’un nouvel affaiblissement de notre potentiel de croissance. Il en résulterait davantage de délocalisations et de suppressions d’emplois. Elle feint en outre de découvrir les difficultés de l’école alors que la gauche a une responsabilité directe dans les défaillances de notre système éducatif, en particulier Mme Royal qui a exercé les fonctions de ministre chargée de l’enseignement scolaire dans le gouvernement de Lionel Jospin.

    Au terme de cette émission, Ségolène Royal confirme qu’elle est une candidate sans projet pour la France et sans solutions concrètes pour répondre aux problèmes des Français, autres que le recyclage des vieilles recettes socialistes qui ont déjà fait la preuve de leur inefficacité.

Rachida DATI  Xavier BERTRAND
Communiqué du 19 février 2007

20:30 Publié dans Informatif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dati, bertrand, porte, parole, programme, segolène, sarkozy

19.02.2007

Ségolène Royal à l'épreuve des citoyens

    C'est une Ségolène Royal sur la pente glissante dans les sondages qui se prépare à son grand oral sur TF1. La candidate socialiste sera à son tour confrontée lundi à un panel de cent Français lors de l'émission "J'ai une question à vous poser". Un exercice télévisuel calqué sur celui auquel s'est prêté Nicolas Sarkozy le 5 février. A une nuance près.

Changement de panel


    Ségolène Royal a rendez-vous avec les Français. Celle qui sort d'une semaine difficile - et en entame une autre pour le moins décisive - participe en direct ce lundi (19 février) soir à l'émission "J'ai une question à vous poser" à 20h50 sur TF1. Un nouveau test important pour la candidate socialiste, que vingt-trois sondages consécutifs donnent battue par son rival de l'UMP. Nicolas Sarkozy, qui avait inauguré cet exercice, début février, avait mis la barre haute en ralliant 8,241 millions de télespectateurs. Le numéro suivant, une semaine plus tard, avec Jean-Marie Le Pen, Marie-George Buffet, Olivier Besancenot et Philippe de Villiers, avait rassemblé 6,4 millions de téléspectateurs.                                                                                                                    

    Même principe, même heure, même lieu. Ce troisième opus se déroulera comme les deux précédents. Seul l'échantillon sélectionné par la TNS Sofres et chargé d'interroger les candidats, a été modifié. Ces cent personnes (trente domiciliés en région parisienne, les autres venant de quinze lieux de région) se sont réunies dans la matinée, avec le vice-président de la Une Etienne Mougeotte, le directeur général adjoint de l'institut de sondage Brice Teinturier, le directeur de l'information de la chaîne Robert Namias, le réalisateur de l'émission Serge Khalfon, et le journaliste Patrick Poivre d'Arvor.

 

Craintes au PS


    "A chaque fois, nous avons souhaité que ce soit des groupes différents pour qu'il n'y ait pas de la part de ces groupes, tout d'un coup, une espèce de familiarité avec à la fois le studio, voire le principe de l'émission qui en ferait en quelque sorte des acteurs et non plus simplement des citoyens qui interrogent", justifie Robert Namias.

    L'exercice est en tout cas redouté par certains membres du PS. Vendredi dernier dans "Libération", Arnaud Montebourg, le porte-parole de la candidate, parlait même d'un "traquenard". Robert Namias  affirme, lui, avoir eu un tout autre écho. "J'ai eu, ce qui est tout à fait normal, l'occasion de parler avec un certain nombre de dirigeants socialistes qui ne m'ont absolument pas fait part de ce genre de craintes", explique le patron de l'info de TF1. "J'ai l'impression que la candidate socialiste est à son tour assez heureuse de pouvoir rencontrer les Français", ajoute-t-il.


Un nouveau test


    "Un moment important, mais il y en aura d'autres", affirmait en fin de semaine dernière un porte-parole du PS, Vincent Peillon. Une façon de récuser toute pression. L'émission ne devrait, en principe pas dérouter la députée des Deux Sèvres. Elle qui a construit sa campagne sur les "débats participatifs" à travers la France.

    Elle y a travaillé ce week end, et elle a libéré sa journée de lundi également. Elle ne s'est pas rendue à la réunion du Congrès de Versailles pour ce faire. Même si les candidats qui se soumettent à ce grand oral ne savent pas à l'avance les questions qui leur seront posées, ils ont évidemment une idée des sujets sur lesquels ils vont être interrogés. En ce qui la concerne, logement, pouvoir d'achat, par exemple. Ce pourrait d'ailleurs être l'occasion de donner des précisions sur les aspects financiers de son projet.



L.Farge avec Laurent Marsick et Marie-Bénédicte Allaire

 Source: RTL

19:05 Publié dans Informatif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : segolene, television, plaire, monde, article, rtl, president

18.02.2007

La vague Royal se fait attendre

    Douzième vague du baromètre présidentiel TNS-Sofres/Unilog pour RTL-Le Figaro-LCI et un enseignement : Ségolène Royal n'aura pas créé "cette vague" tant attendue après son discours de Villepinte. Au contraire. Les opinions sur la teneur de son programme restent plus que mitigées. Pourtant, rien n'est joué et le statu quo semble de mise en cette mi-février.

Villepinte, effet moyen


    Le 11 février dernier, François Hollande, Premier secrétaire du PS, lançait devant les militants réunis à Villepinte : "la campagne s'engage vraiment". Le moins que l'on puisse dire c'est que Ségolène Royal aura fait un départ plutôt discret.

    Pourtant, signe de l'intérêt croissant des Français pour cette campagne, 77 % des personnes interrogées ont, d'une manière ou d'une autre, entendu parler de la présentation du "Pacte Présidentiel" de la socialiste. Entendue donc mais pas convaincante à en croire le baromètre TNS-Sofres.

    En effet, si l'attitude de Ségolène Royal est jugée positivement par les sondés (déterminée, sincère et rassembleuse), le fond du programme n'a pas réussi à emporter l'adhésion : une majorité considère que la candidate n'a pas de projet pour la France, qu'elle est décevante et peu rassurante. Autant de points sur lesquels Nicolas Sarkozy, au lendemain de son discours de la porte de Versailles le 14 janvier, apparaissait plus solide.


La gauche affaiblit


    Pas de quoi enterrer définitivement la candidate PS pour autant. Le baromètre illustre un certain statu quo au premier tour. Nicolas Sarkozy gagne un point, passant de 32 à 33% d'intentions de vote, quand Ségolène Royal reste stable à 26%.

    Constat similaire pour les autres candidats. Jean-Marie Le Pen gagne 0,5 point à 13%, François Bayrou perd un point à 12% d'intentions de vote. Derrière, les scores restent excessivement bas : 3,5% pour Olivier Besancenot (+1), 3% pour José Bové (-1), 2,5% pour Marie-George Buffet et Philippe de Villiers et tout juste 1% pour Dominique Voynet et Nicolas Dupont Aignan.

    Élément d'importance tout de même à la vue de ce premier tour. L'ensemble des forces de gauches n'obtiendraient que 38% des suffrages. Un total historiquement faible si l'élection devait se tenir maintenant. Le 21 avril 2002, un premier tour déjà peu propice à la gauche, l'ensemble pesait près de 43%.


Discipline de groupe


    Le candidat de l'UMP n'aura en tout cas pas perdu de terrain depuis le discours de Villepinte. Il se trouve, au contraire, conforté dans son rôle de favori de l'élection. Au second tour, dans l'éventualité où il affronterait Ségolène Royal, il l'emporterait avec 55% des voix soit un score en hausse de deux points.

    Nicolas Sarkozy domine son adversaire dans des catégories clés de la population. Ainsi il séduit plus parmi les ouvriers que la socialiste ainsi que chez les employés. De même il parvient à concurrencer le leadership de Ségolène Royal parmi les jeunes.

    Enfin, il dispose d'une grosse discipline de son électorat. Quand 99% des sympathisants UMP voterait pour Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection, ils ne seraient que 88% des sympathisants socialistes à suivre Ségolène Royal.


Adrien Borne

Source : RTL

21:18 Publié dans Informatif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sondage, segolene, royal, rtl, sarkozy, ump, president

Réunion nationale des chefs d'équipe

medium_DSC00028.JPG    Aujourd’hui a eu lieu la réunion nationale des chefs d’équipe, à laquelle j’ai assisté. Plusieurs sujets ont été abordés, que ce soit concernant le côté technique, ou que ce soit le côté plus politique de l’action. Ont été évoqués un possible forum, les problèmes de chat, la google map, le statut de supporter, et encore bien d’autres choses.
Une chose est sûre ; amis électeurs, la masse céruléenne est en marche. La machine grogne et se hâte. Une exigence : aucun arrêt avant l’élection de Nicolas Sarkozy.


18:15 Publié dans Informatif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, siege, reunion, chefs, equipe, supporters, ump

17.02.2007

Projet Royal : smicardisation des classes moyennes ?

    "L’enfer pour les classes moyennes est pavé de bonnes intentions. Ségolène Royal vient d’en donner une démonstration inquiétante dans une des mesures phares de son programme : l’augmentation du SMIC à 1500 euros.

    Cette mesure aurait d’abord un effet catastrophique sur l’emploi. En augmentant artificiellement le smic, Ségolène Royal relèverait considérablement le coût du travail non qualifié. Le résultat est que les entreprises vont réfléchir encore plus avant d’embaucher. Les premières victimes seraient les jeunes, les salariés les moins formés … qui tomberaient dans les fameuses trappes à chômage.
    Selon les prévisions faites par des économistes de l’Université de Dauphine, une augmentation de 10% du SMIC détruit autour de 200 000 emplois. En passant à 1500 euros au gré d’une promesse racoleuse, la candidate socialiste prend le risque de rayer d’un trait de plume 400 000 emplois. Plus on augmente le smic, moins les salariés ont de chances d’être embauchés, plus l’emploi trinque. Du coup il faut des allégements de charges sociales pour que les entreprises puissent compenser. Cela nous coûte aujourd’hui la bagatelle de 23 milliards d’euros. Jolie promesse à vrai dire.


    Mais le vrai effet pervers réside dans la smicardisation de la classe moyenne. En France une proportion record de la population est d’ores déjà payée au SMIC : 17% de la population, près de 2,5 millions de personnes. A l’inverse un pays comme l’Espagne ou l’Allemagne a moins de 5% de personnes rémunérées aux salaires planchers. Avec ce cadeau empoisonné, la candidate socialiste ferait bondir brutalement la proportion de smicards à 30 % ce qui ferait de la France le pays le plus nivelant en termes de salaires. L’impact serait terriblement démotivant pour la classe moyenne : l’écrasement des salaires nourrit un sentiment de déclassement. Embauché au Smic, on risquerait d’y rester toute sa vie.

    Il faut également dire que ce dopage du smic se ferait au détriment de tous les autres salaires. Les marges de manœuvre en termes d’augmentation seraient exclusivement phagocytées par cette hausse. C’est d’ailleurs ce que constatait une déléguée cgtiste d’une entreprise du sud-ouest où 80% des salariés sont au smic : « l’argent englouti dans une hausse de smic bloque l’augmentation des autres salaires. »

    Un employé pouvait jusqu’ici vivre avec l’ambition de s’écarter le plus vite possible du smic, avec de telles mesures il va vivre au contraire avec la peur d’être rattrapé et englobé par le smic. Au lieu de tirer vers le haut, on scotche au plancher les classes moyennes. C’est l’invention du descenseur social.

    Le programme de Nicolas Sarkozy est aux antipodes. Il repose sur un constat clair : le problème en France est aujourd’hui celui du travail et des classes moyennes auxquelles il faut redonner un espoir. Cela passe par une hausse du pouvoir d’achat pour celui qui souhaite travailler plus afin de sortir par le haut. C’est ce message d’avenir dont la société française a besoin aujourd’hui."

 

Par Laurent Wauquiez
Secrétaire national auprès du secrétaire général délégué
Député de la Haute-Loire
Le Figaro - 16 février 2007

16:50 Publié dans Informatif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : smic, segolene, 1500, classes, moyennes, sarkozy, president

16.02.2007

Précisions sur le financement du programme présidentiel de Nicolas Sarkozy

    Un certain nombre de précisions ont été demandées sur le financement du programme présidentiel de Nicolas Sarkozy.

    Les porte parole de Nicolas Sarkozy souhaitent en réponse apporter les éléments d’information suivants :

1. Les mesures prioritaires du projet de Nicolas Sarkozy sont évaluées à 32 Mds d’euros environ (31,7 très exactement) en cinq ans. Il s’agit de l’enseignement supérieur et de la recherche (9 Mds), de la mise en place d’études dirigées, du droit opposable à la scolarisation des enfants handicapés et du plan d’urgence au profit de l’éducation prioritaire (2,6 Mds), de la création d’une cinquième branche de la protection sociale (3,5 Mds), du choc en faveur des revenus du travail par l’exonération des charges fiscales et sociales sur les heures supplémentaires (4,6 Mds), de l’exonération des droits de donation et de succession pour tous les patrimoines petits et moyens (3 Mds), du bouclier fiscal à 50% et de la déduction d’ISF, dans la limite de 50 000 euros, de tout investissement direct dans le capital de PME ou donation à des fondations ou à des universités (3 Mds), du crédit d’impôt environnement (1 Md), du renforcement du crédit d’impôt recherche pour les PME-PMI (0,5 Md), des dépenses relatives à la politique du logement (2,5 Mds) et de l’allocation familiale au premier enfant (2 Md). D’autres mesures prioritaires n’ont pas été chiffrées car elles sont d’ores et déjà gagées par des crédits existants (notamment assurance salaire et retour à l’emploi, compte épargne formation individuel, allocation unique à la garde des enfants de moins de trois ans…).

2. Ces dépenses nouvelles, dont 15 Mds (14,6 très exactement) sont des dépenses fiscales (allègements d’impôts), ne creuseront pas le déficit public et permettront même d’atteindre nos objectifs de finances publiques (cf. infra). Elles seront en effet intégralement financées par une révision générale des programmes permettant de redéployer les dépenses inutiles vers les dépenses utiles. Redéployer 32 Mds d’euros sur 590 Mds d’euros (le périmètre de redéploiement est de 590 Mds car il comprend les dépenses de l’Etat - sans la charge de la dette, par nature incompressible -, l’ensemble des dépenses de santé et celles de la Caisse nationale des allocations familiales, mais pas celles des régimes de retraite et de l’assurance chômage) revient à réorienter de l’ordre de 5% des dépenses en cinq ans (5,4% exactement), ce qui est un effort parfaitement soutenable comme l’ont montré des pays comme le Canada et la Suède qui se sont livrés à ce genre d’exercice (en quatre ans, entre 1995 et 1999, le Canada a redéployé 10% des dépenses publiques).

3. La réduction des impôts de quatre points de PIB (68 Mds d’euros), annoncée par Nicolas Sarkozy dans son entretien au Monde du 22 janvier 2007, permettra de ramener le taux français des prélèvements obligatoires (45,3%, données Eurostat) dans la moyenne de l’Union européenne à 15 (41%). Il s’agit d’un objectif, dont 22% seront d’ailleurs réalisés dès le début de la mandature (cf.15 Mds de dépenses fiscales parmi les mesures prioritaires), que Nicolas Sarkozy estime possible de mener à bien sur 10 ans. Sa réalisation dans le temps dépendra de notre capacité à dégager les ressources nécessaires.

4. A la différence de tous les projets politiques antérieurs, le projet de Nicolas Sarkozy se fixe en effet explicitement l’objectif de ramener la dette publique à 60% du PIB en 2012 par rapport à son niveau attendu en 2007 et le déficit public à moins d’1,5% du PIB en 2012, c’est-à-dire à un niveau inférieur aux dépenses publiques d’investissement, permettant d’inscrire, dans le courant de la législature, la « règle d’or » dans la Constitution ou dans la LOLF. Dans le cadre défini ci-dessus (mesures prioritaires fixées à 30 Mds d’euros et financées par redéploiement), les dépenses publiques n’augmenteront pas de plus de 1,8% en volume au cours de la prochaine législature et ces objectifs seront donc atteints. Le projet de Nicolas Sarkozy s’inscrit donc intégralement dans un cadrage de finances publiques qui s’impose à lui, qui l’engage et qui est fondé sur une hypothèse de croissance raisonnable (2,25% par an), qu’il s’efforcera évidemment d’augmenter sans pour autant en anticiper imprudemment les bénéfices dans son chiffrage.

5. Il y a lieu de rappeler enfin que, lorsque Nicolas Sarkozy était ministre de l’économie et des finances, il a consacré 5 Mds de surplus de recettes fiscales en 2004 à la réduction de la dette, et que son projet de loi de finances pour 2005 a réduit le déficit de 10 Mds d’euros pour le ramener sous la barre des 3% de PIB, une réduction jamais égalée en 25 ans.

Rachida DATI             Xavier BERTRAND
Communiqué du 16 février 2007

19:29 Publié dans Informatif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : budget, programme, prix, sarkozy, financement, president

15.02.2007

Démission d’Eric Besson :« Monsieur Chiffrage ne veut pas cautionner l’inchiffrable »

    Luc Chatel et Valérie Pécresse, porte-parole de l’UMP prennent acte de la démission d’Eric Besson, secrétaire national à l’Economie et à la Fiscalité du PS.

   C’est sans doute avec une grande lucidité qu’Eric Besson, spécialiste des questions économiques au parti socialiste refuse de cautionner le coût du programme de Ségolène Royal, et préfère présenter sa démission.
   

    Face à une telle défection, les deux porte-parole de l’UMP constatent que Madame Royal qui se félicitait récemment de l’harmonie de son équipe a une conception bien dissonate de l’harmonie.

   medium_NEWS_DATI_BERTRAND_B.jpg

"Nous avons appris hier la démission du député Eric Besson, responsable au PS des questions économiques et de la fiscalité, et surtout chargé par Ségolène Royal du chiffrage de son projet présidentiel.

 

    Cette décision intervient alors que nous avons relevé à plusieurs reprises le manque de cohérence et de crédibilité du projet socialiste, à l’origine de la démission de M. Besson.

 

    La succession de dysfonctionnements dans la campagne de la candidate socialiste est inquiétante pour des responsables politiques qui aspirent à diriger la France. Elle fait clairement apparaître que l’équipe qui entoure la candidate socialiste n’est pas prête à mettre en œuvre son programme.

 

    Le débat indispensable à la vitalité démocratique de notre pays impose que chaque sensibilité politique formalise un programme qui rassemble son camp et qui propose un projet d’avenir aux Français. Nous ne pouvons que constater que, à dix semaines du premier tour, le « pacte présidentiel » de Mme Royal ne répond à aucune de ces deux exigences essentielles."

 

  Rachida DATI  et Xavier BERTRAND, porte-parole

12:00 Publié dans Informatif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : besson, delission, nicolas, segolene, president, sarkozy

13.02.2007

Les silences de Madame Royal

       Nous allons inaugurer ce blog par la première argumentation du jour. Nous vous proposons donc une explication concernant les silences de Madame Royal.

    "Ce qui est le plus frappant dans le programme de la candidate socialiste c'est la liste impressionnante des sujets éludés :


    * Rien sur le financement des retraites des Français, alors qu'elle annonce une hausse de 5% pour les petites retraites (sans donner d'ailleurs sa définition d'une petite retraite). Qu'est devenue la proposition du PS de supprimer les lois Fillon ? Comment veulent-ils garantir le paiement de nos retraites ?

    * Rien sur le déficit budgétaire qui endette nos enfants alors que la quasi-totalité de ses propositions aboutit à augmenter les charges de l'Etat. Qu'est devenue la proposition de François Hollande d'augmenter les impôts sur le revenu des Français qui travaillent ?

    * Rien sur notre indépendance énergétique et sa position vis à vis de l'énergie nucléaire qui pourtant permet à notre pays de se classer parmi les bons élèves dans la lutte contre le réchauffement climatique. Qu'est devenue sa proposition de fermer la moitié de nos centrales nucléaires ?

    * Rien sur le financement de notre protection sociale alors qu'elle veut accorder la gratuité des soins aux moins de 16 ans, ce qui reviendra en fait à faire un cadeau aux mutuelles et assurances complémentaires qui assument aujourd'hui les frais des soins des plus jeunes. Est-ce crédible de ne pas parler des autres questions alors que nous vivons dans un pays où le nombre des plus de 80 ans va doubler ?

    * Rien sur la politique d'immigration. Est-elle favorable aux régularisation massives et automatiques des clandestins comme le propose Laurent Fabius ou d'une autre politique qu'elle ne définit pas ? Est-il sérieux de vouloir rétablir la régularisation automatique au bout de 10 ans de ceux qui vivent en fraude sur notre territoire ?

Au final, la grande différence qui se fait jour entre Madame Royal et Nicolas Sarkozy est que les socialistes accumulent les dépenses nouvelles sans proposer aucune nouvelle recette, leur programme est celui de l'irresponsabilité. De son côté Nicolas Sarkozy veut une France responsable, chacune de ses mesures est financée.
L'augmentation qu'il propose par exemple, des petites retraites trouve son financement dans la réforme des régimes spéciaux."

Yves Jégo
Député, Responsable des supporters de Nicolas Sarkozy

23:00 Publié dans Informatif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Silence, Sego, Ségolène, Royal, Président, débat, argumentation

12.02.2007

La candidate du PS à Villepinte : un catalogue mais toujours pas de vision, des propositions mais toujours pas de mode d'emploi

medium_datibig_1.jpg    "Nous avons pris note des 100 propositions de Ségolène Royal. Mieux vaut tard que jamais. On ne peut qu’être frappé que cette litanie de constats et ce catalogue de mesures n’expriment aucune politique d’ensemble susceptible de créer de la croissance et de l’emploi, donc du pouvoir d’achat. On ne sait toujours pas où la candidate socialiste veut emmener notre pays dans les 5 années qui viennent. Quelle est sa vision des grands  problèmes des Français  comme la question des retraites ou du travail ? Quelle est sa vision de la France ? Quelles sont les valeurs qui sont au cœur de son projet ? Sans doute devra-t-on de nouveau attendre pour le savoir.

 

    Nous regrettons par ailleurs que la candidate du PS n’ait pas été plus précise quant aux modalités de mise en œuvre de ses propositions et quant à leur financement. L’incantation et la pétition de principe ne font pas un mode d’emploi. Ce catalogue d’annonces se traduira à n’en pas douter par un nouveau matraquage fiscal qui frappera, si l’on s’en réfère au programme socialiste et aux déclarations de François Hollande, tous les Français, à commencer par ceux qui travaillent. Nous notons par ailleurs que la candidate propose en même temps de maintenir et de consolider les 35 heures qui ont contribué à la diminution de l’emploi et à la réduction du pouvoir d’achat.

 

    On peut se demander pourquoi la candidate socialiste a choisi d’attendre autant pour se rendre compte que tant de Français se trouvent dans la difficulté. On a l’impression que les « débats participatifs » ont surtout servi à gagner du temps.

 

    Entre proposer une vision aux Français et ménager les équilibres internes au PS, la candidate socialiste a manifestement choisi le PS. Dommage pour les Français. Tout ça pour ça."

 

Rachida DATI et Xavier BERTRAND, porte-parole

 

 

 


12:10 Publié dans Informatif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dati, bertrand, porte, parole, programme, segolène, sarkozy

 
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