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29.04.2007

Ségolène Royal face à François Bayrou (Débat RMC/BFM)


23:04 Publié dans No comment | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : debat, segolene, sego, bayrou, video, regarder, visionner

26.04.2007

Comparons !

    Voici quelques éléments factuels qui démontrent, s'il en était besoin, que les propositions du candidat centriste au premier tour étaient, sans aucun doute, plus proche de celle de Nicolas Sarkozy que d'Arlette Laguiller ou d'Olivier Besancenot.

Economie :

François Bayrou proposait de payer les heures supplémentaires 35 % de plus qu'une heure normale sans charge supplémentaire pour l'entreprise.
Nicolas Sarkozy propose d'exonérer les heures supplémentaires de charges patronales et salariales, ce qui permet :
-> au salarié de toucher 60 % de plus (contre 35 % avec Bayrou)
-> à l'entreprise de payer l'heure supplémentaire moins qu'une heure normale (elle coûte plus qu'une heure normale avec la mesure Bayrou)

François Bayrou proposait d'augmenter les crédits de la recherche de 5 % par an pendant 10 ans.
Nicolas Sarkozy propose de les augmenter de 4 milliards d'euros (40 % en 5 ans).

François Bayrou proposait d'obliger l'Etat à respecter des règles en matière de délais de paiement.
Nicolas Sarkozy propose que l'Etat apure instantanément toutes ses dettes de plus de 45 jours à l'égard des PME dès son arrivée.

François Bayrou proposait de garantir 20 % des marchés publics aux PME.
Nicolas Sarkozy propose de renégocier le traité OMC qui nous interdit actuellement cette politique.

Dette :

François Bayrou proposait d'interdire à l'Etat d'emprunter pour financer son fonctionnement courant
Nicolas Sarkozy aussi.

François Bayrou proposait de réformer l'Etat.
Nicolas Sarkozy propose une méthode et une ambition précises : ne remplacer qu'un fonctionnaire sur deux partants à la retraite.

Fiscalité :

François Bayrou proposait d'alléger la fiscalité sur le patrimoine (exonération des droits de succession en ligne directe et réforme de l'ISF).
Nicolas Sarkozy propose d'exonérer de droits de succession 95% des patrimoines, de mettre le bouclier fiscal à 50% et de permettre aux personnes redevables de l'ISF de réduire jusqu'à 50 000 euros l'impôt dû à raison des sommes investies dans le financement des projets des PME.

Education :

François Bayrou proposait de donner à tous les lycées de France un égal accès aux formations supérieures d'excellence.
Nicolas Sarkozy propose la même mesure de discrimination positive pour rétablir l'égalité réelle des chances.

François Bayrou proposait d'investir dans l'université et de leur donner plus de liberté de gestion.
Nicolas Sarkozy propose d'augmenter de moitié le budget de l'enseignement supérieur et d'engager une réforme profonde des universités en leur donnant l'autonomie.

Logement :

François Bayrou proposait de créer un système d'assurance mutuelle pour supprimer les garanties et cautions exigées des locataires.
Nicolas Sarkozy propose la création d'un service public de la caution.
Transports :

François Bayrou proposait le service minimum garanti dans les transports publics.
Nicolas Sarkozy le fera dès l'été.

Agriculture :

François Bayrou proposait le maintien d'une PAC ambitieuse, des aides à l'installation, d'encourager l'investissement dans l'aval des filières, d'étendre dans le monde la politique de traçabilité et les normes sanitaires et environnementales européennes.
Nicolas Sarkozy aussi.

Démocratie :

François Bayrou proposait de limiter le nombre de ministres à 20.
Nicolas Sarkozy propose de limiter à 15.

François Bayrou proposait de limiter le droit de nomination du Président de la République
Nicolas Sarkozy propose de soumettre les nominations importantes à l'approbation des commissions compétentes du Parlement.

Environnement :

François Bayrou proposait une taxe sur les énergies fossiles.
Nicolas Sarkozy propose une redevance sur le transport routier pour doubler le financement des infrastructures de transport ferroviaires, fluviales et maritimes. Il propose aussi une taxe sur le contenu en carbone des produits importés de pays qui ne s'engagent pas dans le protocole de Kyoto : le produit de cette taxe augmenterait les recettes propres de l'Union européenne pour financer une politique commune de la recherche.

Retraites :

François Bayrou proposait de réformer les régimes de retraite et revaloriser les petites pensions.
Nicolas Sarkozy propose de rétablir l'équité entre les régimes de retraite en reformant les régimes spéciaux, ce qui donner les marges de manoeuvre nécessaires pour revaloriser très sensiblement le minimum vieillesse et les pensions de réversion.

Institutions :

François Bayrou proposait une démocratie assainie reposant sur la responsabilité des gouvernants ainsi que la séparation et le contrôle des pouvoirs.
Nicolas Sarkozy propose une démocratie irréprochable (il n'y a pas besoin de changer le numéro de la République pour cela, la Vème ayant permis de réconcilier notre pays avec la stabilité et l'efficacité des institutions) avec : un renforcement des prérogatives du Parlement (une plus grande maîtrise de l'ordre du jour, la fin du domaine réservé en matière de défense et de politique internationale, instauration d'un contrôle sur l'activité des services de renseignement), la validation des nominations de hauts responsables par le Parlement, une justice vraiment responsable et vraiment indépendante (le Chef de l'Etat cesse de présider le CSM dont la composition est élargie à des non magistrats), un statut de l'opposition conforté (un Président qui s'engage sur des résultats et rend régulièrement compte aux Français, un Président qui vient expliquer sa politique et ses initiatives devant la représentation nationale (défense, politique extérieure, Europe, développement ...).


17:50 Publié dans L'argumentation du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, bayrou, comparaison, comparer, projet, programme, similitudes

17.04.2007

Le candidat centriste et l'exemple allemand

    Au cours de sa campagne, le candidat centriste n'a cessé de vanter l'exemple allemand où droite et gauche gouvernent ensemble.

Voici pourquoi importer ce modèle en France serait dangereux.

La « grande coalition » à l'Allemande n'a pas été choisie par les électeurs

Ceux qui ont voté social-démocrate en Allemagne n'ont jamais souhaité cette alliance, pas davantage que ceux qui avaient voté CDU pour ne plus voir Schröder au pouvoir. Les peuples sont étrangers à cette alliance. Ses seuls responsables appartiennent aux appareils respectifs de la CDU et du SPD. La grande coalition procède d'un accord négocié au cours de longues nuits, au terme d'un marchandage de postes et d'attributions. Là où le président de l'UDF voit la volonté des peuples de dépasser le clivage droite-gauche, il n'y a, en réalité, qu'un traditionnel jeu de donnant-donnant entre deux partis rivaux pour sortir d'une impasse politique et institutionnelle. Le 14 février, le magazine Stern publiait d'ailleurs le verdict du peuple allemand : 57 % des sondés ne sont pas satisfaits du travail de leur gouvernement.

La « grande coalition » est en train de faire la démonstration de son incapacité à gouverner sur le long terme

La Grande coalition se fissure de partout dès lors qu'il s'agit de faire des choix d'avenir. Citons simplement les incidents de ces dernières semaines :

le SPD (gauche) a été le premier à dégainer au milieu du mois de mars en se lançant dans une dénonciation unilatérale des plans américains de bouclier antimissile, provoquant la colère de leurs alliés de la CDU-CSU (droite) ;

Récidive du SPD quand, la semaine dernière, ceux-ci annoncent leur intention d'instituer un salaire minimum, ce à quoi la droite est opposée puisqu'en Allemagne les salaires sont négociés branche par branche par les syndicats et le patronat ;

Pendant le week-end pascal, le ministre CSU de l'économie a annoncé des baisses d'impôts et notamment de la fiscalité sur les entreprises, provoquant les protestations de la gauche du SPD ;

Le SPD commence à constituer une alliance avec les Verts et les Libéraux, semblant ainsi se préparer à faire exploser la grande coalition.

En prenant l'Allemagne comme exemple de la politique d'union nationale que le candidat du centre prétend incarner, celui-ci se tire une balle dans le pied et démontre tout simplement l'ineptie de ce modèle de gouvernement.

Il existe des différences réelles et profondes entre la droite et la gauche, qu'il est inutile de vouloir gommer : sur la politique fiscale, le temps de travail, la gestion de l'immigration ou la politique de sécurité, la droite et la gauche proposent deux lectures de la société différentes. Leurs projets sont incompatibles, et c'est d'ailleurs pour que chaque citoyen puisse choisir entre ces deux visions que les élections ont été inventées !


18:40 Publié dans L'argumentation du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : exemple, allemand, candidat, centriste, udf, bayrou, grande

28.03.2007

Analyse des principales propositions économiques et sociales du candidat centriste

    Promesses mirifiques sur les petites retraites ...

Le président de l'UDF a promis de porter les petites retraites et le minimum vieillesse à 90% du SMIC, ce qui représente un coût de l'ordre de 10 milliards d'euros pour la collectivité. Où et comment le candidat centriste trouvera-t-il les ressources nécessaires tout en réduisant les déficits et la dette ? : Mystère ... Lorsque Nicolas SARKOZY promet de revaloriser les petites retraites, il est le seul à dire comment il fait : grâce à la réforme des régimes spéciaux.

    Réduction de l'endettement : des incantations sans mode d'emploi

Le candidat centriste a fait de la réduction de l'endettement le principal cheval de bataille de son combat politique. Il ne dit rien ou presque sur la manière dont il s'y prendra. Contrairement à Nicolas Sarkozy qui s'est prononcé, bien avant le candidat UDF, en faveur de l'Inscription dans notre Constitution de l'interdiction de présenter des budgets en déficit, le candidat centriste ne semble pas prêt par exemple à assumer l'objectif d'une réduction des effectifs de la fonction publique, alors que les dépenses de personnel représentent aujourd'hui près de la moitié du budget de l'Etat.

    Fiscalité : une hausse déguisée !

Pour le candidat centriste, les Français ne paient pas trop d'impôts, le travail n'est pas trop taxé et les entreprises ne sont pas handicapées dans la concurrence internationale. Au contraire, l'ancien ministre de l'éducation pense que l'impôt sur le revenu n'est pas assez lourd pour ceux qui le payent : il veut plafonner les « niches fiscales ». Mais qu'est-ce que c'est que les niches fiscales ? Par exemple, l'abattement de 10% sur les pensions et les retraites, c'est une niche fiscale, comme la prime pour l'emploi ou l'exonération d'impôt sur le revenu pour l'allocation adulte handicapé ou les pensions d'orphelins, sans parler des aides à l'investissement dans le logement locatif ou les mesures qui incitent à investir en Outre-Mer ...

    Tout sur les droits, rien sur les devoirs !

Une partie de nos concitoyens a été abandonnée dans un profond état d'assistanat. Il est criminel de faire comme si cette situation n'existait pas. Bien sûr, il faut revaloriser le travail et que, pour chacun, reprendre un emploi rapporte davantage que l'inactivité : tout le monde est d'accord, le candidat centriste aussi. Mais il faut aussi avoir le courage de poser le principe que le RMI sera versé demain avec une contrepartie pour le bénéficiaire ; les droits des chômeurs seront respectés, mais il aura aussi des devoirs, notamment celui de ne pas refuser plus de 2 emplois correspondant à ses compétences. Sur ce sujet, le candidat centriste est muet
Lorsque Nicolas SARKOZY annonce une réduction forte des prélèvements en même temps qu'un assainissement financier, c'est parce qu'il sait pouvoir agir contre la dépense publique inutile ou inefficace. Selon le candidat centriste, baisser le taux de prélèvements obligatoires de 4 points en 10 ans en France est impossible, Margaret THATCHER n'ayant jamais réussi ! Nos références sont différentes : la Suède par exemple a ramené son taux de prélèvements de 53% à 48% entre 1990 et 1995.

18:10 Publié dans L'argumentation du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : propositions, economiques, sociales, candidat, centriste, bayrou, économie

26.03.2007

Les deux emplois sans charges du candidat centriste

Une fausse bonne idée

Une mesure qui existe déjà sans restriction pour les salaires avoisinant le Smic Les salaires versés inférieurs à 1,6 fois le SMIC ouvrent déjà droit à un allègement des cotisations patronales de sécurité sociale (maladie, maternité, invalidité, vieillesse, décès, accident du travail et allocations familiales). Cette possibilité est accessible à toutes les entreprises sans condition liée à la durée du travail et sans formalités.

L'employeur bénéficie d'une exonération des cotisations patronales au niveau du Smic, puis d'un allègement dégressif jusqu'à 1,6 Smic (environ 1.600 € nets).

Le ciblage de l'actuel dispositif d'allègements de charges sur les bas salaires lui assure une certaine efficacité : la population concernée, souvent faiblement qualifiée, est celle qui est la plus menacée par le chômage.

Une mesure qui aurait un coût important pour une efficacité proche de zéro

L'institut de l'entreprise chiffre le coût de cette mesure à 8 milliards d'euros. Il s'agit sans doute d'un chiffre sous-évalué car elle risque de porter essentiellement, comme on va le voir, sur les plus gros salaires.

Le candidat centriste veut appliquer sa mesure d'exonération à toutes les entreprises et surtout à tous les types d'emplois, y compris les mieux rémunérés. Ainsi, l'entrepreneur avisé aurait tout intérêt à embaucher rapidement deux cadres surdiplômés, qui lui coûteraient cher en cotisations sociales.

En effet, la mesure en question ne change rien pour l'embauche d'un salarié au niveau du Smic, déjà exonéré de charges patronales aujourd'hui. Elle donne en revanche toute sa mesure quand il s'agit de recruter un collaborateur très bien rémunéré, donc a priori déjà bien inséré dans le monde du travail. A titre d'exemple, un cadre payé 6.000 € bruts tous les mois permet une économie pour l'entreprise par rapport à aujourd'hui d'environ 1.500 € en charges patronales tous les mois, soit près de 18.000 € par an.

C'est autant que le budget de l'Etat devra supporter à leur place, alors même que ces emplois auraient été créés de toute façon.
Pour quelqu'un qui veut faire de la lutte contre les gaspillages et de la réduction de la dette publique une priorité, voila une disposition bien singulière !

18:05 Publié dans L'argumentation du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : deux, emplois, sans, charge, bayrou, idée, bonne

 
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